Intercommunale de développement économique et d'aménagement du coeur du Hainaut

Coeur du Hainaut

Le Bassin de Mons

Afin de pouvoir exploiter l’énergie géothermique à une échelle industrielle, il convient que la configuration du sous-sol comporte au minimum les trois éléments suivants :

  • une roche aquifère, c’est-à-dire qui contient de l’eau ;
  • une roche perméable, de façon à pouvoir mobiliser cette eau par pompage ;
  • une certaine profondeur étant donné que la température augmente avec la profondeur (principe du gradient thermique).

Au niveau de la région de Mons, le bassin géologique offre ces trois caractéristiques, puisque les calcaires carbonifères (qui sont des roches aquifères et perméables – les deux premières conditions sont réunies) qui sont proches de la surface (et exploités) dans la région de Soignies et d’Ecaussinnes plongent sous la surface du sol, pour se retrouver vers 2.000 m de profondeur à l’aplomb de Mons.

Grâce à cette profondeur, l’eau présente naturellement une température oscillant entre 65 à 73°C.

Par ailleurs, l’exploitation de la géothermie dans le Bassin de Mons comporte au moins deux particularités :

  1. la nature des roches qui constituent le réservoir géothermique du Bassin de Mons conduit à ce que l’eau géothermale présente une certaine salinité, notamment une concentration en sulfates qui peut être comprise entre 1.000 et 1.500 mg/l ; cette eau ne peut donc pas être qualifiée de potable mais plutôt d’« eau minérale ». Ainsi, à titre d’exemple, l’eau de CONTREX contient 1.121 mg/l de sulfates ;
  1. en tant que service public, l’IDEA exploite des puits « uniques » initialement forés dans le cadre de recherches géologiques. Contrairement à ce qui se pratique ailleurs dans le monde, ce système ne fonctionne pas avec des « doublets » (un puits de production qui prélève l’eau géothermale et un second qui permet la réinjection de l’eau dans le réservoir, après utilisation des calories) mais avec des « simplets », où l’eau est ensuite rejetée dans le réseau hydrographique.

Dans le Bassin parisien, l’exploitation de la géothermie s’opère via des doublets (voire des triplets), ce qui est une nécessité absolue car, d’une part, l’eau est beaucoup plus chargée en sulfates (d’un facteur 10) rendant impossible d’un point de vue environnemental tout rejet en eaux de surface et, d’autre part, la nappe exploitée n’est pas réalimentée par les précipitations, contrairement au Bassin de Mons.

 

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